Niché au cœur des gorges sauvages de la Sioule, le viaduc des Fades se dresse comme un témoin silencieux de l’âge d’or du chemin de fer. Avec ses 132 mètres de hauteur et ses 470 mètres de longueur, cet ancien géant ferroviaire, longtemps détenteur du record mondial de hauteur pour un pont ferroviaire, continue d’impressionner les visiteurs. Bien que les trains n’y circulent plus depuis le début des années 2000, le site reste accessible et se découvre depuis plusieurs belvédères aménagés offrant des panoramas spectaculaires. Entre patrimoine industriel exceptionnel et nature préservée, cette escapade auvergnate mérite amplement votre curiosité.
Un viaduc monumental au cœur de l’Auvergne

Le viaduc des Fades demeure l’un des ouvrages d’art les plus imposants de France, même si sa renommée ne dépasse guère le cercle des passionnés. Cet ancien pont ferroviaire, désormais figé dans le temps, enjambe majestueusement la Sioule et constitue une destination de choix pour les amateurs de patrimoine industriel. Sa découverte s’apprécie d’autant plus quand on saisit ce qui le distingue à l’échelle européenne.
Un ancien record mondial de hauteur pour un pont ferroviaire
Lors de son inauguration en 1909, l’ouvrage décroche le titre de pont ferroviaire le plus haut du monde. Ses chiffres donnent le vertige : 132,48 mètres au-dessus de la rivière et une longueur totale de 470 mètres. Cette prouesse technique, réalisée il y a plus d’un siècle, continue d’impressionner ingénieurs et visiteurs. Le viaduc conserve sa silhouette élancée, caractéristique de l’époque des grands ouvrages métalliques, et demeure une référence dans les manuels spécialisés d’histoire ferroviaire.
Un emplacement spectaculaire au-dessus des gorges de la Sioule
L’ouvrage s’élance au-dessus d’une vallée profondément encaissée, à cheval entre les départements du Puy-de-Dôme et de l’Allier. La Sioule, petite rivière au tempérament vif, serpente entre des falaises abruptes et une végétation luxuriante. Les belvédères aménagés autour du site révèlent des perspectives saisissantes où se mêlent la force brute de l’acier riveté et la douceur des paysages auvergnats. Ce contraste entre l’œuvre humaine et la nature sauvage renforce considérablement l’attrait du lieu.
Pourquoi le viaduc des Fades est-il si connu des passionnés de patrimoine ?
Sa structure métallique, conçue selon les principes qui ont fait la gloire de l’école française d’ingénierie, rappelle les réalisations de Gustave Eiffel et ses collaborateurs. Les amateurs d’ouvrages d’art y voient un cas d’école parfait de l’architecture ferroviaire du début du XXe siècle. Au-delà de la technique, le viaduc incarne une époque où les lignes régionales tissaient le territoire, avant que la route ne prenne le dessus. Cette dimension nostalgique touche particulièrement les passionnés de trains et d’histoire industrielle, qui voient dans ce géant endormi un symbole des ambitions d’une France conquérante.
Histoire et construction d’un géant de l’ingénierie ferroviaire
Derrière la silhouette imposante du viaduc se cache une aventure humaine et technique remarquable. Comprendre le contexte de sa naissance et les défis de sa construction permet d’apprécier pleinement ce que l’on observe aujourd’hui. Cette histoire s’inscrit également dans celle, plus large, du développement ferroviaire en Auvergne.
Comment est né le projet du viaduc des Fades au début du XXe siècle ?
Le viaduc répond à un besoin stratégique : relier efficacement Clermont-Ferrand à Montluçon via Riom. La vallée profonde de la Sioule constituait un obstacle naturel majeur sur ce tracé. Plutôt que de contourner largement cette zone difficile, la Compagnie du chemin de fer d’Orléans, soutenue par l’État, décide de la franchir de front. Ce choix audacieux s’inscrit dans la politique d’expansion ferroviaire du début du siècle, visant à désenclaver les territoires ruraux et à faciliter les échanges économiques du Massif central.
Techniques de construction, matériaux et innovations de l’ouvrage d’art
L’édifice associe des piles en maçonnerie monumentales, qui s’ancrent dans le relief accidenté, et un tablier métallique composé de poutrelles rivetées. Les fondations ont nécessité des travaux délicats, compte tenu de la topographie escarpée et de l’altitude à atteindre. Plusieurs centaines d’ouvriers se sont relayés sur le chantier, utilisant des grues spécialement conçues et des échafaudages vertigineux. Les ingénieurs ont dû résoudre des problèmes complexes de résistance au vent et de dilatation des matériaux, avec une précision remarquable pour l’époque. L’assemblage par rivetage à chaud, technique standard mais délicate, garantissait la solidité de l’ensemble.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Hauteur au-dessus de la Sioule | 132,48 mètres |
| Longueur totale | 470 mètres |
| Date d’inauguration | 1909 |
| Nombre de travées métalliques | 7 |
| Matériaux principaux | Acier riveté et maçonnerie |
Fermeture progressive de la ligne et abandon de la circulation ferroviaire
Dès les années 1950, la concurrence de l’automobile et du camion fragilise le trafic sur la ligne Riom–Montluçon. Les dessertes se réduisent progressivement, passant de trains réguliers à quelques circulations épisodiques. Au début des années 2000, l’exploitation cesse définitivement et le viaduc devient désaffecté. Si l’ouvrage reste physiquement intact, cette mise à l’écart marque la fin d’une époque et pose la question de sa préservation. Le débat s’ouvre alors entre démantèlement coûteux et recherche d’une nouvelle vocation pour ce patrimoine hors normes.
Préparer sa visite du viaduc des Fades et des gorges de la Sioule

L’absence de trains n’empêche nullement la découverte du site, bien au contraire. Les alentours offrent un cadre propice à la randonnée, à la photographie et à la contemplation. Quelques repères pratiques vous aideront à profiter pleinement de votre escapade.
Où se situe exactement le viaduc des Fades et comment s’y rendre facilement ?
Le monument se dresse entre Les Ancizes-Comps et Sauret-Besserve, deux petites communes du Puy-de-Dôme. Depuis Clermont-Ferrand, comptez environ 45 minutes en voiture en direction de l’ouest. Depuis Riom ou Montluçon, empruntez les routes départementales qui sillonnent la campagne auvergnate. Des panneaux discrets indiquent les parkings et points de vue : un GPS ou une application de cartographie simplifiera votre orientation, les lieux-dits étant parfois peu connus des outils standard.
Peut-on encore traverser le viaduc des Fades à pied ou en train ?
La circulation ferroviaire étant arrêtée, aucun train ne franchit plus l’ouvrage. L’accès piéton direct sur le tablier métallique demeure strictement interdit pour des raisons de sécurité évidentes : garde-corps absents, structure vieillissante et hauteur vertigineuse. En revanche, vous pouvez vous approcher des culées et des premières piles depuis le sol, via des chemins non balisés qui demandent prudence et respect de la propriété. L’essentiel de l’expérience se vit depuis les belvédères, où la vue d’ensemble révèle toute la majesté du viaduc sans aucun danger.
Belvédères, sentiers et points de vue pour profiter du panorama sur la Sioule
Plusieurs aménagements modestes permettent d’admirer l’ouvrage sous différents angles. Le belvédère principal, situé en rive gauche, offre un panorama frontal saisissant, idéal pour les photos. D’autres sentiers de randonnée longent la Sioule et grimpent sur les hauteurs, révélant des perspectives latérales ou en contre-plongée. Prévoyez de bonnes chaussures, certains passages étant caillouteux ou pentus. Les photographes apprécient particulièrement les lumières du matin ou de fin de journée, qui sculptent les ombres des piles sur la vallée.
Que faire autour du viaduc des Fades lors d’une journée de découverte ?
Les environs immédiats regorgent d’opportunités pour prolonger la visite. Vous pouvez descendre la Sioule en canoë-kayak, explorer les petits villages typiques comme Menat ou Châteauneuf-les-Bains, ou encore visiter d’autres ouvrages ferroviaires remarquables dans la région. Les barrages et lacs de retenue ajoutent une touche de quiétude au paysage. Un pique-nique au bord de l’eau, une halte dans une auberge locale et une balade digestive le long des gorges composent une journée nature et patrimoine équilibrée, qui ravira petits et grands.
Protection, projets et avenir du viaduc des Fades
Le viaduc ne se limite pas à un simple souvenir figé. Il fait l’objet d’une attention croissante de la part des acteurs locaux et des institutions, qui réfléchissent à sa préservation et à sa valorisation. L’enjeu dépasse le simple entretien : il s’agit de redonner un sens à ce géant endormi.
Quel niveau de protection patrimoniale pour le viaduc des Fades aujourd’hui ?
L’ouvrage bénéficie d’une reconnaissance officielle en tant qu’élément remarquable du patrimoine industriel et ferroviaire d’Auvergne. Des études régulières évaluent son état structurel pour anticiper les risques de dégradation. Cette surveillance permet de prévenir les effondrements partiels et de guider d’éventuels travaux de consolidation. La protection patrimoniale encadre également tout projet d’aménagement, imposant le respect du caractère historique et architectural du viaduc. Ce statut constitue un garde-fou contre les démolitions hâtives et facilite l’obtention de financements publics.
Idées de reconversion, projets touristiques et valorisation du site auvergnat
Plusieurs pistes circulent depuis des années : passerelle panoramique sécurisée, voie verte pour cyclistes et marcheurs, parcours d’interprétation avec panneaux explicatifs, ou encore mise en lumière nocturne pour sublimer la structure. Certaines associations rêvent même d’une réouverture touristique ponctuelle, avec circulation de trains historiques. Les collectivités locales misent sur l’attractivité touristique pour dynamiser l’économie locale, en s’appuyant sur la mode du tourisme industriel et des grands espaces. Chaque scénario doit néanmoins concilier faisabilité technique, sécurité des visiteurs et préservation du patrimoine.
Rôle des habitants et des associations dans la sauvegarde du viaduc des Fades
Les riverains, passionnés de trains et membres d’associations spécialisées se mobilisent régulièrement pour défendre l’avenir de l’ouvrage. Ils organisent des visites guidées, des expositions photographiques, des conférences et des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Cette énergie citoyenne pèse dans les décisions politiques et maintient le viaduc dans l’actualité culturelle locale. En témoignant de l’attachement collectif à ce monument, ces acteurs contribuent à faire du viaduc des Fades bien plus qu’une ruine pittoresque : un symbole vivant de la mémoire industrielle auvergnate.
Le viaduc des Fades incarne à lui seul un pan entier de l’histoire ferroviaire française. Sa silhouette audacieuse, son record de hauteur et son cadre naturel exceptionnel en font une destination à part, qui réunit patrimoine, nature et nostalgie. Bien que les trains ne grondent plus sur ses travées, l’ouvrage continue de fasciner et de rassembler celles et ceux qui cherchent à comprendre l’ambition des bâtisseurs d’autrefois. Entre initiatives locales et projets de valorisation, son avenir se dessine progressivement, offrant l’espoir d’une renaissance digne de son passé glorieux. Une visite sur place vous convaincra : le géant n’est pas vraiment oublié.
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